Comment pourrait se recomposer très rapidement le paysage politique français



portrait GDI

     Géry Divry


Voila ce que je pense de la recomposition politique en cours 



Les digues ont lâché, les fractures internes des grands partis historiques de gouvernement sont arrivées à leur point de rupture.

La clarification était nécessaire et elle est bienvenue.

A l’extreme droite le FN va devoir choisir entre le populisme social et ses racines securitaires et ultra droitières, ce choix se fera dans la douleur et risque d’affaiblir durablement ce parti

A droite, le parti les Republicains, tel qu’il existait, vit ses dernières heures.

Il se scindera sans doute en deux grandes familles historiques qui autrefois étaient celles du RPR et de l’UDF. 

- Une droite conservatrice qui aura le mérite, si elle reste républicaine, de récupérer une partie des électeurs du Front National sans pour cela trahir son génome républicain.

- Une droite modérée, progressiste et humaniste qui rassemblera les partisants historiques d’Alain Juppé et peut être l’UDI si les dirigeants de ce dernier parti renoncent enfin aux compromissions malheureuses et au manque de courage qu’il ont montré lors de la campagne pour se recentrer sur leurs vraies valeurs.

Au centre de gouvernement on retrouvera une force progressiste, la république en marche d’Emmanuel Macron

A gauche, le Parti socialiste devrait se scinder lui aussi entre 

- Une gauche modérée progressiste  pouvant rassembler Manuel Valls et ses amis dans un groupe ou sans doute un parti ayant vocation à representer une gauche assumée de gouvernement. Sur ce point je pense que Valls a joué plus finement que certain ne le pensent en démontrant en 24 h à son camp que leur avenir ne pourrait pas être chez LREM et, ce faisant, facilite leur regroupement autour de lui .

- Une gauche réformiste un peu dogmatique dans laquelle se retrouveont Hamon et les anciens frondeurs du PS. cette gauche devra essayer de ne pas être phagocytée par l’extreme gauche.

A l’extrême gauche on trouvera un pool de communistes, trotskistes et anciens trotskistes comme Melenchon et ses insoumis qui devraient rester cantonnés dans une gauche extrême d’opposition.

Les Ecologistes, à force de vouloir exister en tant que parti mais sans leader incontesté seront lentement dissous par les autres forces qui reprendront chacune partiellement certaines de leurs revendications.

Cette nouvelle configuration devrait permettre à la majorité présidentielle de pouvoir gouverner, soit avec une majorité absolue à l’assemblée soit en formant une majorité de projet avec la droite modérée progressiste et la gauche modérée progressiste.


  


La règle des deux tours pourrait amener à une assemblée nationale de ce type




Géry Divry


 Le 10 mai 2017

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Opinion Libre